mardi 23 octobre 2012

L'hypnose clinique comme mode validé scientifiquement du traitement efficace de l'anxiété chez les enfants et adolescents


Dans cet article publié par l'Association Américaine des Psychologues, on mentionne que l'hypnose peut-être considéré comme support psycho-thérapeutique validé pour le traitement de l'anxiété chez les enfants. (voir page 159-160)

Evidence-Based Treatments for Children and Adolescents:
An Updated Review of Indicators of Efficacy and
Effectiveness 

Hypnosis as Evidence-Based Treatment for Children.pdf Chorpita et al (2011)-  http://bit.ly/RiyLeY  





EVIDENCE-BASED CHILD AND ADOLESCENT PSYCHOSOCIAL INTERVENTIONS

D'après l'Association Américaine de Pédiatrie, les évidences scientifiques supportent l'intégration thérapeutique de l'hypnose clinique comme mode validé scientifiquement du traitement efficace de l'anxiété chez les enfants et adolescents.



Mieux voir ce tableau ici: http://www2.aap.org/commpeds/dochs/mentalhealth/docs/CR%20Psychosocial%20Interventions.F.0503.pdf



mardi 2 octobre 2012

Rémi Côté psychologue scolaire nous parle du pica

J'ai fait une première apparition à l'émission "Les Docteurs" hier.

L'expérience était très agréable. Au départ, je n'étais pas à l'aise avec les questions, mais finalement l'entrevue s'est déroulée de façon conversationnelle. Nous avons discuté des causes et symptômes du pica, des risques pour la santé et du traitement possible.  J'ai eu droit à une belle conversation avec des docteurs très amicaux.  C'était donc un moment très agréable en compagnie de professionnel de la santé et de la communication.  Je recommande cette expérience à tous mes collègues psychologues qui veulent s'impliquer auprès des médias.  Vous remarquerez qu'à la demande de mon employeur, je ne le site plus...  Vous observerez également mon air sévère qui ne correspond pourtant pas à mon caractère doux et affable.

Vous pouvez visionner ici:


mardi 25 septembre 2012

vendredi 24 août 2012

Prévention de l’intimidation en milieu scolaire


Cet article a pour but de t’aider à éviter que tu sois victime d’intimidation et également à te conseiller si par malheur cela t’arrivais.

L’intimidation est un acte de violence qui peut être physique, psychologique ou social. Si cet acte a pour but de te blesser, te nuire, t’isoler, te menacer, te contrôler ou te punir, c’est de l’intimidation. Cet acte peut survenir dans un contexte d’abus de pouvoir, d’agression organisée en groupe, de rejet, de pression à la conformité à la norme d’une clique influente. Il peut simplement être un comportement violent ayant pour but d’obtenir un avantage sur toi en te faisant peur, ou émis gratuitement suite à une frustration de l’agresseur. L’intimidation physique, ce sont les coups, les bousculades provoquées, le vol, la violence dans les fréquentations amoureuses. L’intimidation psychologique inclue les médisances, les rumeurs, l’ignorance, le rejet ou l’exclusion d’une personne des activités d’un groupe. Sur le plan verbal on observera des insultes et commentaires injurieux sur l'apparence ou la façon de parler ou des menaces. Le harcèlement sexuel et les commentaires fondés sur l'appartenance ethnoculturelle sont également des formes d’intimidation. Les recherches de Pepler et Craig (1) indiquent que ces gestes de violence sont trop répandus. De la sixième année au début du secondaire, quatre garçons sur dix avouent avoir commis des actes d’intimidation dans les deux derniers mois.

Que faire pour éviter les situations à risque? Le site jeunesse j’écoute (2) résume très bien les stratégies de préventions efficaces.
  1. Éviter les endroits où d’autres élèves se sont déjà faits intimidés en circulant dans les endroits sécuritaires
  2. Se préparer à répondre à un éventuel intimidateur, on recommande même de te pratiquer devant le miroir. Au besoin tu pourrais demander conseil à un psychologue scolaire. Il pourra te conseiller sur les meilleures réponses à donner. Il s’agit d’émettre des messages clairs et directs qui visent à établir clairement les limites à ne pas franchir.
  3. Circuler avec des amis, ensemble vous serez plus fort pour vous défendre. De plus, ceux-ci seront autant de témoins, lorsque viendra le temps d’exiger que des mesures de corrections soient prises.
  4. On recommande également de marcher la tête haute en se tenant droit, avec assurance. Pour t’aider, la pratique d’un sport de défense comme le kung fu, le tae kwon do, ou le kick boxing devient pertinente en te donnant une meilleure confiance en tes capacités, une plus grande assurance dans ta démarche et des moyens tangibles et concrets pour te défendre, au moins contre les agressions physiques.
Mais ces trucs ne sont pas infaillibles. Si tu es effectivement victime de harcèlement, il te faut te confier à tes parents et à un adulte responsable du milieu. Par exemple, dans une école, il y a le psychologue scolaire, les enseignants ou le directeur qui ont l’OBLIGATION de t’aider. ILS DOIVENT ÉTABLIR UN PLAN ACTION AVEC TOI POUR ÉLIMINER L’INTIMIDATION. Tous les intervenants doivent être sensibilisés à la problématique afin d’intervenir pour surveiller et éliminer les actes d’intimidation.

Dans un prochain article, j'adresserai d’avantage la problématique du dépistage de l’intimidation chez les enfants.

Référence :
  1. Pepler, D. J. & Craig, W. (2000). Report #60: Making a Difference in Bullying(Version PDF en anglais).
  1. Es-tu une cible? | Intimidation | Jeunesse J'écoute




jeudi 7 juin 2012

Deux outils de bio-feed-back essentiels pour la relaxation

Voici deux outils de bio-feed-back essentiels pour la relaxation:

Le premier est le GSR 2, permet une rétroaction auditive continue (un signal sonore) indiquant la conductance électrodermale.  C'est donc un excellent indicateur de l'activation de notre système nerveux sympathique.

Le StressEraser permet de guider notre respiration afin d'augmenter la cohérence cardiaque.



vendredi 13 avril 2012

L'hypnose pour calmer l'anxiété chez les jeunes suivi en psychologie scolaire

L'hypnose pour calmer l'anxiété chez les jeunes: "Éducation
L'hypnose pour calmer l'anxiété chez les jeunes"

Visionnez ce reportage de TVA NOUVELLES.

L'hypnose sur les bancs de l'école | Métro Psychologie - hypnose scolaire



L'hypnose sur les bancs de l'école | Métro: L’hypnose fait l’objet d’un usage clinique et gagnerait, selon certains professionnels, à être davantage utilisée dans le milieu scolaire."

Mes entrevues avec Véronique Leduc du journal Metro

Voici mes contributions au journal Metro

Mes entrevues avec Véronique Leduc:

Sept résolutions pour étudiants: (Re)partir du bon pied | Métro

Sept résolutions pour étudiants: (Re)partir du bon pied | Métro:

1. Faire un plan
2. Changer ses habitudes
3. S’isoler
4. Compartimenter son temps 
5. Demander de l’aide
6. Faire de l’exercice
7. Se récompenser

LIENS UTILES

Liens utiles:

Ordre des psychologues du Québec
www.ordrepsy.qc.ca

Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec
www.ooaq.qc.ca
Clinique Focus
http://www.attentiondeficit-info.com/

CADDRA
http://www.caddra.ca/cms4/index.php?lang=fra

Ordre des ergothérapeutes du Québec
www.oeq.org

Association des orthopédagogues du Québec
www.s254679505.onlinehome.us

Association Québécoise des troubles d'apprentissage
www.aqeta.qc.ca

Association Canadienne des troubles d'apprentissage
www.ldac-acta.ca

Document pour aider les parents à la préparation de la rentrée scolaire de leur enfant
http://www.caddac.ca/cms/CADDAC pdf/Campaign/FrenchB2s4PG.pdf
Informations additionnelles
http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=trouble_deficit_attention_hyperactivite_pm#P268_39244 "

'via Blog this'

vendredi 24 février 2012

Comment aider les personnes présentant des troubles anxieux

Les troubles anxieux sont communs, ils se retrouvent dans 10% de la population. Et il y a des manifestations d'anxiété qui ne rencontrent pas nécessairement les critères d'un trouble (affection grave entrainant un dysfonctionnement). Ces manifestations sont plus répandues dans la population... Le principal symptôme de l'anxiété, c'est l'évitement.  La personne anxieuse a alors tendance à utiliser cette stratégie pour ne pas subir les symptômes.  La peur de perdre le contrôle, de faire une attaque de panique.

En s'isolant de tous les stimulus potentiellement anxiogènes, elle passe à côté d'expériences très enrichissantes.

Si on évite une situation, c'est qu'on s'attend au pire de cette situation.  On ne tolère plus l'incertitude.  C'est la recherche du "risque zéro" qui est plus une abstraction idéaliste que réaliste.   Dans toutes les situations de la vie, il y à une issue incertaine. La recherche de l'idéal sans risque pousse la personne anxieuse à éviter d’être elle-même, à éviter de s’exprimer sur des sujets où elle pourrait s’exposer à des critiques. Elle évite de prendre son temps pour parler à quelqu’un, de le regarder dans les yeux quand il lui parle. En classe, quand le jeune anxieux ne comprend pas, il n'ose pas poser de question à l'enseignante. Alors l'impulsivité lui fait écrire ou répondre approximativement et après il a honte de ses résultats médiocres et ose encore moins questionner... À l'école, d'autres anxieux développent une attirance envers le perfectionnisme, alors ils ont également tendance à bloquer, même s’ils comprennent la tâche... Adolescent, quand il magasine, comme il ne veut pas déranger la vendeuse, l’impulsivité lui fait acheter des vêtements affreux et après il est mort de honte, car il les porte quand même, car l’anxieux ne veut pas gaspiller son argent et il devient alors anxieux de la réaction du public… Comment aider les anxieux. Pour ma part, je vise à leur donner des moyens techniques de relaxation. Je vous donne ici des adresses qui contiennent des suggestions utiles: http://www.acposb.on.ca/document%20Baya.doc
 http://www.mutismeselectif.org/

Réduire l'anxiété par l'hypnose, c'est-à-dire "la relaxation par suggestions de détente"

Mécanisme de l'hypnose L'hypnose c'est-à-dire "la relaxation par suggestions de détente" Dans un livre portant sur les mécanismes de l’hypnose comme méthode de relaxation, des auteurs de différentes universités y rapportent les recherches en neuroscience cognitive. Au chapitre 3, les travaux d’Egner et Raz m’ont particulièrement intéressés. Suite à l’induction d’une relaxation progressive intensifiée par des suggestions hypnotiques, les sujets les plus relaxés présentaient plus de difficultés dans des tâches de conflit cognitif. Dans ces tâches Stroop on demandait aux sujets de diriger volontairement leur attention sur la couleur de mots désignant d’autres couleurs. Comme ceux qui sont plus relaxes y performent moins bien, on en conclue que les suggestions induisent la relaxation en réduisant la connectivité entre le centre frontal de détection de conflit et les centres latéraux ayant des fonctions de contrôle (disruption of functional interaction between medial frontal conflict-monitoring and lateral frontal control functions in hypnosis). Mon interprétation est que pour fonctionner, une séance de relaxation par hypnose doit donc nous amener, progressivement, de plus en plus, à ne nous concentrer que sur des acquis positivement centrés sur d’autres certitudes positives pour nous. La relaxation implique une immersion totale de la conscience dans un champ cognitif libre de tout conflit, de tout problème, de tout irritant possible. Métaphoriquement, nous désembrayons le centre de traitement cognitif volontairement orienté vers les buts et la résolution de problème. C’est tout simplement cela qui produit la relaxation intense qui caractérise l’hypnose.

Référence:

Egner, T. and Raz, A. Cognitive Control Processes and Hypnosis. (2007) In G. Jamieson (ed), Hypnosis and Conscious States: The Cognitive Neuroscience Perspective. London: Oxford University Press 
http://sites.google.com/site/egnerlab/publications

Impact de l’anxiété sur les performances cognitives.

L’anxiété affecte négativement les ressources cognitives. MacLeod et Donnellan (1993) ont demandé à des sujets anxieux et non anxieux de résoudre des problèmes de raisonnement verbal tout en maintenant en mémoire une liste de mots. Lorsque la liste de mots était plus longue, ce qui représentait une surcharge élevée pour la mémoire de travail, les sujets anxieux étaient plus lents à solutionner les problèmes. Cette autre étude démontre comment l’anxiété de certains élèves est souvent associée avec de faibles résultats scolaires. Les élèves plus anxieux y prennent plus de temps à compléter une tâche taxant lourdement la mémoire de travail. Les auteurs expliquent, en se basant sur la théorie de l’efficience, qu’en augmentant, l’anxiété provoque des inquiétudes, pensées angoissantes, appréhensions et craintes qui viennent diminuer l’efficience des ressources cognitives disponibles pour faire le travail. Les auteurs de cette théorie ont même constaté que l’anxiété pouvait diminuer la réponse aux motivateurs extrinsèques comme les récompenses. Les sujets anxieux étant trop préoccupés par leurs inquiétudes, ils ne pouvaient prendre pleinement conscience des enjeux et donc, être motivés par des récompenses. Calvo, M. G. (1985). Effort, aversive representations and performance in test anxiety. Personality and Individual Differences, 6, 563–571. Eysenck, M. W., & Calvo, M. G. (1992). Anxiety and performance: The processing efficiency theory. Cognition and Emotion, 6, 409–434. Hadwin, J.A., Brogan, J. & Stevenson, J. (2005). State Anxiety and Working Memory in Children: A test of processing efficiency theory, Educational Psychology, 25 (4), 379–393. MacLeod C., Donnellan A.M. (1993). Individual differences in anxiety and the restriction of working memory capacity, Personality and Individual Differences, 15 (2), pp. 163-173.

SPARK

Spark est le titre d'un livre très inspirant écrit par John Ratey qui est professeur de psychiatrie à la « Harvard Medical School ». On peut consulter son site à l’adresse suivante : http://johnratey.typepad.com/blog/ Il rapporte des recherches selon lesquelles l’exercice physique peut réduire les symptômes du trouble déficitaire de l’attention, et peut contribuer positivement au développement du cerveau et de ses fonctions comme la mémoire et le raisonnement. Il a écrit un livre très inspirant sur le sujet : http://www.johnratey.com/articles/SPARK%20Flyer.pdf

Comment réaliser ses objectifs

Pour réaliser nos objectifs, il faut les compartimenter en petites étapes réalisables. Chaque réalisation permettra d'augmenter la motivation car elle sera vécue comme un succès. De plus, les apprentissages sont plus significatifs si on répartit le temps d’études en petites périodes. L'activité physique est également un "must" pour réaliser d'autres objectifs. Elle stimule, entre autres par la production d'endorphine, l'activation du cerveau et augmentent la motivation. Pour réaliser nos objectifs, il faut planifier leur réalisation, et cela de façon détaillée. On ne doit pas improviser. L'environnement, c'est-à-dire le lieu et le moment, doit être choisi avec jugement. Par exemple, il ne faut pas espérer se concentrer sur un travail si la télé est ouverte et que l'émission nous intéresse. On doit plutôt planifier un temps à la bibliothèque. Enfin, il faut créer une habitude. Ce n’est qu’une fois la planification intégrée dans notre routine quotidienne, qu’on peut espérer atteindre nos buts. Et progresser, jour après jour, lentement mais sûrement.
Saviez-vous que la mémoire est auto-associative? Chez l’humain, la mémoire est auto-associative, c'est-à-dire qu’à l’opposé de la mémoire d’un ordinateur, le cerveau peut reconstituer un réseau de connaissances à partir de suggestions partielles ou d'induction de données incomplètes. À partir de dette induction, notre cerveau agit comme dans un jeu du style "relier les points entre eux" et active la mémoire d'une image, d'une pensée, d'un son.
Depuis l'antiquité, des méthodes de mémorisation exploitent cette particularité du fonctionnement de la mémoire. C'est en s'appuyant sur ce mécanisme caractéristique que fonctionnent la plupart des mnémotechniques et également des inductions de détente où le but est d'essayer de se remémorer des situations de plaisir et de détente paisible afin de les revivre à l'aide de notre mémoire. Référence : http://people.sissa.it/~ale/limbo1.html

Que faire si mon enfant, élève au primaire, est pris à tricher ou à copier?

Voici la réponse que j'ai donné a quelqu'un me demandant « comment je formulerais une recommandation aux parents d’un enfant élève du primaire pris à copier ». Voici ma réponse! Si l’évènement est isolé, l’enfant a probablement déjà eu une discussion avec son enseignante et il a compris que son geste n’était pas acceptable en classe, que s’il copiait, il n’apprendrait pas. Il faut donc renforcer le message de l’enseignante à la maison. Habituellement, ce genre de comportement reste isolé et est a classé dans la catégorie PPPSC pour « pitreries passagères du primaire sans conséquence ». Par contre, s’il s’avérait qu’il y ait récidive, il faut traiter le comportement comme un symptôme révélant, pour un élève, un stress, une tension, une anxiété. Est-ce que l’élève cherche à cacher une difficulté d’apprentissage ? Est-ce qu’il y a eu un changement d’enseignante et est-ce que l’adaptation à ce changement produit une anxiété provoquant l’anxiété ou la peur de ne pas être à la hauteur. Est-ce que l’enseignante met l’accent sur la performance aux tests, plutôt que sur la maîtrise des compétences ? Avec des outils comme le portfolios, la copie est rendue obsolète, car les travaux y figurant doivent, par définition, être des originaux. Dans ces cas plus complexes, il faut demander à rencontrer l’enseignante et/ou un professionnel comme une orthopédagogue ou un psychologue, pour élaborer un plan d’intervention ciblant les objectifs appropriés.

Référence: http://www.sciencedaily.com/releases/2009/08/090810025249.htm

« La motivation en contexte scolaire »

Dans son livre « La motivation en contexte scolaire », Rolland Viau répond à cette question. La motivation est d’abord déterminée par la perception de la valeur d’une activité d’apprentissage, soit son utilité dans la vie ou son instrumentalité en termes d’accès à des études supérieures, par exemple. La motivation scolaire d’un élève est également déterminée par sa perception de sa capacité à apprendre, de sa compétence, de son efficacité à contrôler son rendement et ses performances dans les tâches scolaires. Par exemple, si on le questionne sur ses attributions, il pourra identifier correctement à quoi ses succès et échecs sont dus et s’il en est responsable. Comment la motivation influence-t-elle la performance scolaire ? La motivation à elle seule, ne suffit pas. Même très motivé pour réussir à progresser dans ses apprentissages, l’élève doit faire le choix d’étudier et d’apprendre. Il doit y avoir un passage à l’acte. L’élève doit s’engager dans sa tâche d’apprenant. Cet engagement se révèle lorsqu’un élève contourne les obstacles et fait montre de persévérance devant les difficultés inhérentes aux activités d’apprentissages. Par exemple, devant une incompréhension, il demandera des explications supplémentaires au professeur, ou à ses amis. Il n’abandonnera pas sans avoir essayé diverses stratégies de solution de problème. Qu’est-ce qui détermine l’engagement à faire ce choix d’étudier ? Comme pour tous les choix, le principal déterminant de ce choix d’étudier est la priorité qu’on lui donne dans notre vie, dans notre projet de vie. Voici comment je résume ce modèle :
Référence:

jeudi 19 janvier 2012

Le plus grand site de modélisation miniature au monde à Hambourg

Voici des vidéo du plus grand site de modélisation miniature au monde.  Il est situé en Allemagne à Hambourg.  Les jeunes et moins jeunes sont souvent fascinés par ces reproduction.  Certains cherchent à les reproduire, en partie, dans leur sous-sols!  Ce projet particulier débutait en 2006 et s'est achevé en 2008.  On peut le visiter.  C'est une attraction touristique très populaire à Hambourg.

On peut y voir une caserne de pompiers qui répondent à un incendie:

On les voit ici sur les lieux du sinistre:



Sur ces autres vidéos on voit l'aérogare, les trains de grandeur HO, et le navire de croisière:






mercredi 11 janvier 2012

Comment j’utilise l’hypnose en psychologie scolaire.


Je pratique l’hypnose en milieu scolaire et éducationnel. Comme je travaille dans un contexte d’interventions brèves où le support aux élèves est donné par une équipe multidisciplinaire, je participe aux évaluations diagnostiques et je fais des suivis.  Il arrive donc qu’on me demande d’intervenir auprès des jeunes, soit par des rencontres individuelles, en sous-groupe ou en groupe-classe.  Pour ces interventions, je trouve beaucoup plus simple et pratique d’utiliser l’hypnose.  Par exemple, je l’intègre dans mes suivis, dans le but d’outiller les élèves pour gérer les stress, pour prévenir l’anxiété avant un examen, ou pour centrer l’élève sur ses priorités.  L’hypnose permet d’obtenir une grande concentration et une attention optimale chez un élève et un calme qui permet un meilleur accès à la mémoire.[1] Cela m’est très utile, par exemple, lorsque je leur demande de me décrire le contexte d’apparition des symptômes et les stimuli déclencheurs sur le plan psychosocial. Dans ces exemples, le psychologue peut analyser le contexte d’apparition du symptôme, pour ensuite fournir au client ces stratégies  Dans l’état de transe hypnotique, il peut aussi guider les élèves pour les aider à simuler dans un « écran intérieur » ces stratégies comportementales (split-screen technique)[2]. Je rappelle ici que la transe hypnotique est induite à l’aide d’une méthodologie scientifique encadrée par des protocoles validés. 
L’hypnose me permet également de conditionner l’élève à l’acceptation de suggestions positives facilitant les nouveaux schèmes comportementaux.  De plus, l’impact de l’hypnose favorise le maintient de la relation de confiance avec l’élève.  Souvent, lorsque l’élève répond bien à l’hypnose, il se produit un « déclic », c’est-à-dire qu’il y a prise de conscience. Il comprend qu’il peut changer les choses, car il peut arriver en quelques minutes, à ressentir une sensation de grande détente, qu’on appelle la transe.  Ce premier succès lui donne alors beaucoup d’espoir et motive l’élève dans ces efforts vers le changement. Cela peut avoir un effet très positif chez certains élèves anxieux, mais là aussi mes compétences de psychologues sont sollicitées, car je dois gérer cette « bulle » d’espoir, pour éviter les attentes irréalistes.

Définition
Lorsque j’utilise l’hypnose, je dois d’abord définir ce que c’est, et cela auprès des élèves qui sont mes clients, mais également aux autres intervenants qui gravitent en milieu scolaire, c’est-à-dire mes collègues, élèves et parents.  Je leur explique qu’il s’agit simplement d’un état de détente, que j’approfondie à l’aide de suggestions positives et stratégiques orientées vers les solutions.  J’évite les termes qui peuvent faire peur aux parents.  Par exemple, je n’utilise pas l’expression « état altéré de conscience » qui peut être associé à la prise de drogue ou à la perte de contrôle de soi.  Le terme de transe est à employer avec parcimonie. Bien que le phénomène de transe mentionnée au paragraphe précédent soit le terme employé pour désigner l’état de détente hypnotique, je préfère employer le terme de détente très profonde et très énergisante. Le terme de transe a des connotations religieuses et est souvent associé à des sectes et des gourous.  
Dans mon travail, je dois également rappeler qu’à la lumière des recherches récentes en hypnose, on ne peut pas déclasser l’hypnose en l’associant à de l’ésotérisme et que son effet thérapeutique a été démontré à l’aide de procédé rigoureux.  Malgré cela, il demeure des résistances dans l’imaginaire collectif des élèves, parents, enseignants et collègues. Le concept reste chargé de l’occulte des mystères du paranormal. D’ailleurs, les médias se gorgent d’entrepreneurs qui surfent sur ces perceptions et exploitent les phénomènes hypnotiques à des fins commerciales de spectacles.  Cela n’aide pas à préserver la réputation de l’hypnose thérapeutique.  Avec ses suggestions positives et l’état de grande détente qui en résulte, l’hypnose reste, malgré tout, un ingrédient essentiel à la relation psychothérapeutique et aux « Traitements non pharmacologiques spécialisés pour le soulagement des symptômes »[3].

Prudence
Prenons un exemple classique d’attitude prudente face à l’hypnose.  Il y a plus de cent ans, Freud lui-même a été grandement influencé par les pères de l’hypnose, Charcot, Breuer et Bernheim et il a même utilisé l’hypnose.  Dans « Cinq leçons sur la psychanalyse »[4], il explique que pour obtenir de ses patients les souvenirs à l’origine des symptômes névrotiques, il « agit » comme Bernheim sur ses malades : « Lorsqu’ils prétendaient ne plus rien savoir, je leur affirmais qu’ils savaient, qu’ils n’avaient qu’à parler et j’assurais même que le souvenir qui leur reviendrait au moment où je mettrais la main sur leur front serait le bon. »  Cependant, Freud à fait le choix de rejeter cette méthode de l’hypnose et à son sujet il ajoutait : « c’est un procédé incertain et qui a quelque chose de mystique ».  Si je mentionne cette sentence freudienne, c’est qu’elle illustre bien l’ambivalence prudente du clinicien face à la charge émotive de l’hypnose.  Cependant, il faut rappeler qu’à cette époque, Freud ne disposait pas des connaissances scientifiques d’aujourd’hui. 
D’autre part, c’est peut-être la perte du libre-arbitre qui fait peur.  Encore aujourd’hui, beaucoup de gens, professionnels ou patients, croient à tort que l’hypnose peut causer une perte de contrôle de soi.  Comme je le mentionnais, il est plausible que ce mythe soit propagé par les entrepreneurs de l’hypnose spectacle.  Même s’il est scientifiquement invalidé, beaucoup des élèves à qui je parle d’hypnose s’imaginent que je vais automatiquement les contrôler.  Je dois donc revenir à la base et leur expliquer et définir l’hypnose.  
Toujours concernant l’image de l’hypnose, il faut préciser un autre point.  Certains estiment que l’hypnose agit à la façon d’un effet placebo assimilable à la méthode Coué[5].  Celle-ci étant basée sur la croyance que la simple prononciation d’une idée positive rendra une personne plus « positive » ou heureuse.  Avec sa formule unique « Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux », c’est est un bon exemple d’autosuggestion universelle.  Une autosuggestion utilisée aussi simplement, comme recette universelle, ne peut être ni très efficace, ni comparable à une induction de transe hypnotique.  La suggestion en elle-même est valable, à condition d’être habilement induite par un opérateur expérimenté.  Cependant, l’hypnose est pour moi, beaucoup plus qu’une simple suggestion, beaucoup plus que de l’autosuggestion.  Pour apparaître, la transe hypnotique nécessite plus qu’une simple croyance en une valeur de vérité. Elle nécessite plus que des formules toutes faites.  Lorsqu’un psychologue ou un autre professionnel de la santé utilise l’hypnose, il utilise tout son savoir-faire et son expertise, pour induire la transe, avec des suites de suggestions savamment orchestrées en fonction de la problématique ou du contexte d’utilisation.  L’hypnose est un outil thérapeutique très complexe qui tient compte de tous les facteurs pouvant contribuer positivement à l’atteinte d’objectifs.  En fait, je considère que les techniques d’hypnose sont beaucoup plus complexes, plus élaborées, plus souples, plus efficaces que bien des approches que j’ai utilisées dans ma carrière. 

Quelques mots sur les causes de la transe hypnotique

Comment s’effectue ce déclic?  Comment accède-t-on à la transe hypnotique? La transe est pour moi plus qu’une simple détente.  Nous pouvons nous relaxer, même sans le savoir, lors de nos activités quotidiennes. Par exemple, en prenant l’autobus, ou le train, on peut méditer en regardant le paysage. Mais cette forme de relaxation n’est souvent qu’une relaxation de surface car les problèmes du quotidien peuvent à tout moment ressurgir à la conscience et notre méditation peut rapidement se transformer en réflexion analytique. La transe hypnotique est beaucoup plus profonde parce que l’opérateur qui formule le libellé de l’hypnose redirige constamment le sujet vers un abandon de plus en plus total de toute forme de réflexion. En ce moment, ma conceptualisation de la transe est alignée à celle qu’on retrouve dans les travaux de recherches d’Egner, Jamieson et Gruzelier[6], effectués à l’aide d’imagerie fonctionnelle du cerveau.  Dans un article publié en 2005 et cité en référence, ces auteurs démontrent que l’induction hypnotique « désengage » les centres nerveux qui contrôlent l’exécution des étapes de la résolution de problème.  De cette façon, l’induction permet une détente très profonde de l'esprit conscient, « où il n’y a pas de préoccupation, de travail à effectuer ou de problème à résoudre ».  D’après ces résultats, l’induction classique de la transe hypnotique serait une méthode permettant de diminuer efficacement l’activité de certains centres neuronaux identifiables.  Cette recherche permet de conclure que la transe résulte d’une induction visant à désengager le travail actif de résolution de problème, pour centrer toutes les perceptions sur un état de bien-être et un sentiment de « complétude » où rien ne manque et tout va bien.

Un cheminement
J’ai reçu la formation de base en hypnose il y a bientôt dix ans.  J’ai donc pratiqué pendant quelques années en induisant des transes légères, toujours dans le but d’enseigner la détente à quelques élèves anxieux.  Suite à un changement majeur dans ma vie (la naissance de mon fils),  j’ai consulté un psychologue pratiquant l’hypnose.  J’ai alors expérimenté, comme client, une série de transe hypnotique profonde que je qualifierais de « révélatrices ».  Une expérience de transe profonde que je n’avais pas ressentie lorsque plus jeune j’ai pratiqué le Zen, ou encore, lors de ma formation de base en hypnose.  Quel était l’ingrédient déclencheur?  L’opérateur était très habile et très compétent.  Un genre de compétence que l’on acquiert généralement après 25 années de pratique intensive de l’hypnose… 
Je me souviens que, lors d’une induction, j’ai tenté d’analyser « in situ » ce qui produisait en moi cet état de transe.  Cette fois là, je n’ai pas ressenti ce « déclic ».  Je venais de me confirmer que, comme tant d’autres phénomènes psychologiques, la transe hypnotique échappait à l’introspection phénoménologique.  De coup, par A + B, je déduisais que le phénomène hypnotique était à l’opposé des fonctions de contrôle cognitif.  À la séance suivante, je me laissais aller à l’abandon complet.  Je me laissais passivement guider par les suggestions.  « Le fauteuil très confortable, me sentant très lourds, les pieds lourdement enfoncer dans le plancher du bureau, les yeux fermés », et toute l’attention centrée sur la voix de mon opérateur.  Après 20 minutes, j’ai vraiment ressenti le « déclic » et j’ai pris conscience de la puissance de cette méthode.  Pendant la formation de base, on se pratiquait entre élèves ou en groupe.  Je réalise qu’en individuel, avec un psychologue expérimenté et très compétent, l’effet est beaucoup plus profond.    

Assistance audio et vidéo
Pour perfectionner ma technique, c’est-à-dire mon jeu, ma pose de voie, mon débit, mon intonation et surtout l’impact de certaines suggestions, de leur phrasé ou formulation de leur libellé, je me suis équipé d’un enregistreur numérique.  L’assistance audio et l’assistance vidéo en mode « video-assisted recall »[7] [8] que j’ai présenté au congrès de la SQH de 2010, me permettaient d’expérimenter avec les élèves les déclinaisons les plus efficaces comme la suivante « je peux me laisser aller, car tout va bien, je me laisse aller à ce moment de détente, je me permets cette bulle d’isolation pour expérimenter cet état ».  J’ai réécouté des enregistrements d’inductions plusieurs fois, les utilisant de la même façon que les acteurs utilisent un répétiteur au théâtre. Grâce à cet outil, j’ai retravaillé mon libellé d’induction, ce qui était pour moi d’une importance centrale. Ce libellé se déclinait en fonction d’un principe essentiel, qui pourrait se résumer ainsi « Tout va bien ». 
Dans ma pratique d’hypnose avec les élèves, l’assistance audio ou vidéo me permet de faire un retour sur leur vécu pour identifier les facteurs facilitant la transe et éliminer les irritants comme les formules redondantes qui résonnent moins avec les représentations et les perceptions des élèves.  Par exemple, l’élève qui réécoute avec moi l’enregistrement du libellé peut identifier un bruit de fond qui l’a distrait, ou une formulation maladroite qui a provoqué une pensée intrusive.  Cet outil me permet donc d’identifier les sources de distractions et les éliminer, en fermant une fenêtre ou en installant un générateur de bruit de fond (« white noise »), en modifiant mes formulations de suggestions et les ajustant aux attentes des élèves. L’assistance audio à donc pour avantage de m’aider à « perfectionner » ma pratique et mes techniques d’hypnose auprès des élèves. 
De plus, comme je l’utilise pendant les rencontres d’hétéro-hypnose, l’élève se trouve ainsi « exposé » à cette méthodologie, ce qui a pour effet secondaire de relancer sa propre habitude d’écoute d’enregistrement audio de séance d’hypnose.  Cette exposition s’est avérée être, dans certains cas, un incitatif pour stimuler la pratique de l’autohypnose chez l’élève en lui faisant prendre conscience des bienfaits de la relaxation guidée, enregistrée sur le baladeur.  Je leur explique que même si l’autohypnose est moins efficace que l’hétéro-hypnose opérée par un thérapeute[9], l’autohypnose audio-assistée reste un outil préventif essentiel toujours dans l’optique de les outiller face à l’exposition de nouveau stresseurs. Je discute également des moments propices à l’écoute qui se fera régulièrement avant la prochaine rencontre où nous pouvons modifier, en tout ou en partie, l’enregistrement numérique. 



[1]MacLeod C., Donnellan A.M. (1993). Individual differences in anxiety and the restriction of working memory capacity, Personality and Individual differences, 15 (2), pp. 163-173.
[2]Olness K., Kohen D. (1996) Hypnosis and hypnotherapy with children 3rd Ed. Guilford Press
[4]Freud S. (1904) Cinq leçons de psychanalyse. Traduction de l’Allemand par Yves Le Lay, 1921. Paris : Éditions Payot, 1965, (pp. 7 à 65) 158 pages.
[5]Coué É. (1926) La Maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente
[6]Egner, T., Jamieson, G., Gruzelier, J. (2005). Hypnosis decouples cognitive control from conflict monitoring processes of the frontal lobe. NeuroImage, 27, 969-978.
[7]Dudek, S.Z. and Cote, R. Problem finding revisited. In M.A. Runco (Ed.), Problem finding, problem solving, and creativity (pp. 130-150). Norwood, NJ: Ablex, 1994.
[8]J’ai utilisé la « video-assisted recall » ou « rappel assisté par vidéo » pour mes travaux de recherche de maîtrise portant sur les processus créateurs des artistes.  Je filmais des artistes à l’œuvre, avec un minimum d’intrusion, puis je visionnais cette vidéo avec eux.  J’utilisais alors cette technique pour questionner des artistes sur l’idéation accompagnant la création. 
[9]Hammond DC, Haskins-Bartsch C, Grant CW Jr, McGhee M. (1988).  Comparison of self-directed and tape-assisted self-hypnosis. Am J Clin Hypn. 1988 Oct;31(2):129-37.